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II. La fesse dans tous ses ébats

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·      La fesse de demain

Le message subliminal de la raie des fesses

Vous l'avez remarqué au hasard de vos déplacements, certaines femmes tortillent furieusement du popotin lorsqu'elles marchent et certaines pas...

Certaines, pas nécessairement les plus belles, font rouler leurs hanches à chaque pas. D'autres plus timides dépassent à peine un repère qui en dit long…

Rares sont les créatures qui admettent ce message clair aux yeux d’une population élevée dans le souvenir de péripatéticiennes qui déambulaient désœuvrées près des gares, roulant du cul, le sac au vent.

Le repère auquel je fais allusion est le sillon vertical qui sépare les deux hémisphères.

À la lumière d'une longue observation, je peux affirmer que ce phénomène n'est pas simplement lié au volume des fesses en mouvement. En effet, il n'est pas rare de voir côte à côte un petit cul qui balance et un plus gros, beaucoup plus sage.

L'ampleur du débattement semble proportionnelle à plusieurs facteurs cumulés :
- La génétique du sujet, dont la conformation joue un rôle important.
Selon l'alignement de ses pieds, de ses genoux et de son bassin, la marche engendre nécessairement un mouvement de balancier plus ou moins prononcé qui s’accentue avec l’âge.
- Et ce qui nous concerne plus, l'acquis.
Outre l'influence de l'aspect inné dans la démarche, il donnera des indications comportementales précieuses à l'observateur averti.

En effet, la nonchalance et l'abandon donneront, ainsi que l’envie de séduction, un rythme aguicheur qui comme un chuchotement appelle la flatterie d'une main secourable

La femme sèche, dite "cul serré" promènera sa raie triste dans un incognito désolant.
Ainsi au-delà du clivage des maigres et des dodues se profile une réalité plus profonde, plus révélatrice d’un état d’âme ou d’une quête inavouée.

Le plaisir que vous aurez à jouir de la compagnie de celle qui n'est encore qu'une inconnue pour vous sera proportionnel à l'invite suggérée par l'ampleur du ballet de ses reins lors de la promenade.

Pour vous en convaincre, vous n’aurez de cesse de le vérifier dans une situation laissant s'exprimer pleinement la sensualité de l'élue. Par exemple ; devant une bonne table ou autour d'un dernier verre en évoquant habilement des sujets romantiques et excitants comme la théorie de la relativité, l’évolution des fonds de fonds multisupports en euros. Ou encore l’influence de la controverse entre Gluck et Puccini sur l’opéra précolombien ou tout autre sujet anodins et aussi passionnants propres à favoriser l’abandon et la confidence des femmes les plus brillantes.

"Il fut un temps où les femmes portaient des costumes de bain descendant jusqu'aux chevilles puis jusqu'aux genoux et ensuite aux hanches. Il se pourrait bien cette année qu'elles ne les portent même pas jusqu'à la plage."

Anonyme

Les caches fesses

Un brin d’histoire ; Robe, jupe, culotte, pantalon short, … forment une multitude d’ornements qui se disputent des qualités différentes.

Considérons globalement deux grands groupes qui ont chacun leur histoire : les robes et les pantalons

1. La famille des robes dont la forme est simple et intégrale plus récemment raccourcie par le haut pour donner naissance à la jupe.

Progressivement elles se sont réduites simultanément par le bas et par l’ampleur, dévoilant inexorablement toujours plus, avant d’en revenir au départ par le pouvoir de la mode... à la simple toile posée sur les épaules.

Certaines poussent même le réalisme de ce retour aux sources par l’adoption aujourd’hui très chic de déchirures et d’accrocs artistiques dévoilant le corps du délit.

Cette robe a entre-temps couvert à l’excès l’entièreté de la silhouette, jusqu’à en bouleverser les formes niant les arrondis pour en asexuer l’occupante, survivance d’une époque barbare mais non encore révolue où la religion s’opposait au corps et à la tentation.

Toutes les cultures ont d’ailleurs adopté ces vêtements ascétiques, les musulmans bien sûr qui savent toujours l’imposer et aussi les bouddhistes, les Catholiques et toutes les nouvelles sectes dans la foulée.

Les blouses grises de notre enfance qui gommaient différences sociales et physiques, comme celles de certaines professions en sont sans doute une survivance.

Puis vinrent les accessoires, en commençant par une sangle qui ceindra la taille soulignant cette croupe si décriée.

Cette corde frustre deviendra lanière et s’élargira jusqu’à contraindre tout le haut du corps pour finir dans l’apothéose d’un corset d’où jailliront dessus et dessous les contours d’un corps dont finalement seuls les appâts seront exaltés.

Jusqu’à la suffocation, les gorges pigeonneront en mal de liberté et les fesses seront caricaturées par une débauche de cerceaux et de pelures formant faux cul

Libérée de cette guêpière encore chère à certain, le vêtement redevint plus sage, plus fonctionnel.

Dégagée du buste, la hauteur des jupes ne cessera de réduire exposant tour à tour, chaussures, chevilles, mollet, genou puis la cuisse toute entière de même que la culotte à l’occasion d’un mouvement calculé.

2. Parallèlement, à ce développement, les bas ont dû suivre le mouvement, passant progressivement de l'utilitaire à l’accessoire, du charmant au pratique et réciproquement, elles ont voulu accompagner la position de l’ourlet.

Je suppose que je n’aurais pas évoqué ces protèges extrémités si elles étaient restées à leur place ; au bout des pieds.

Les mytique short jean frangé

Mais voilà, dans les années 40 le GI’s triomphants nous ont apporté l’une de leurs extrapolations les plus érotiques de la chaussette ; le bas nylon. Les années 60 les ont rapidement pervertis puisque les bas, perdant leur couture, furent unis à une méchante culotte, formant le collant.

Je ne remets pas en causse la praticité de l’ensemble, mais avouez que cette chose, outre son inesthétique redoutable, constitue une nouvelle barrière que l’honnête homme ne pouvait accepter.

À l’opposé du développement de la robe et de ses corollaires, les femmes se sont appropriées les pantalons, bermudas et autres shorts qui ont un pouvoir évocateur évidemment lié à la longueur et à leur contact avec le corps.

Par nature, ils séparent les jambes, les cuisses et les fesses pour en souligner le galbe.

"A celui qui montre son cul, que reste-t-il à cacher ?"

Proverbe espagnol

La fesse et le pantalon

Comme il y des têtes à chapeaux, il y a des fesses à pantalons et donc des fesses à robe ou à rien du tout.

Pour vous convaincre si vous hésitez, citons simplement quelques duos contre-nature :
- Les croupions qui ne remplissent pas leur pantalon. Fesses tristes qui baissent le front en laissant flotter la toile flétrie comme un drapeau en berne.
- La fesse molle dans son pantalon stretch ou pire dans son collant acrylique noir qui ne manque pas de souligner chaque repli d’une masse cellulitique qui n’en finit pas de rebondir d’un zeste d’orange à l’autre.

Une robe aurait jeté un voile pudique lisant ces protubérances, les auraient même rendues sensuelles et à n’en pas douter plus élégantes.

- À mi-chemin des premiers exemples, les culs qui laissent imaginer le port d’une couche ou pire…, tant le fond du caleçon ballote lourdement presque au niveau des genoux.

- Et puis il y a les petites malines plus conscientes du péril. Elles rusent en superposant les épaisseurs. Avec un bonheur inégal, elles masquent leur handicape d’un classique pan de chemise, en ajoutant sur un pantalon, une robe ou une minijupe dont les volants ridicules ne masquent finalement plus rien.

"C'est à la culotte de ses filles qu'on juge un pays."

San-Antonio

Les dessous dessus

Pas de doutes, les sous-vêtements sont de plus en plus apparents.

Ce furent les soutiens-gorge qui se montrèrent en premier, subrepticement, aux cotés des bretelles de débardeur démontrant par le choix méticuleux de la teinte et de la géométrie un souci évident de discrétion. Une attention vite transgressée par les lanières de tissu élastique, orné de boucles mal assorties qui sont désormais légion.

Mais le pire est dans le dos… Plus moche encore que la bretelle, la bande d’agrafes ornée de l’étiquette portant marque et taille présente un spectacle discutable sur les dos nus. Décidément les brassières ne sont pas faites pour être vues de derrière . Et pourtant même en soirée on doit désormais contempler des dos zébrés par une mode affligeante.

Et la culotte dans tout ça ?

Et bien ma heureusement, elle suit le même chemin… Le slip est de plus en plus largement montré et rarement jolie. Habituellement banal et rendu douteux par tant de lavages ou par l’usage, il devient vite difficile de faire la différence.

"La mode change, le cul demeure."

Marc Gendron

Le short frangé

Autre avatar des 60’s que ce reliquat de tissu immortalisant des jeans éculés.

Le short de jean bien plus échancré que je ne puis le décrire fut un autre digne symbole d’une liberté et d’une sexualité revendiquée.

Ce qui me marque encore dans ce nouveau recyclage apparemment anodin de la toile de Nîmes, c’est ce curieux effet qui fait que sitôt que les jambes des pantalons coupés, l’assise semblait se réduire démesurément pour s’insinuer là où jamais elle n’avait été, découvrant bien plus qu’il ne le voulait.

Cette bande de peau savamment présentée fit les beaux jours des revues hardies, des bords de mer et des regards éperdus de plus d’un adolescent bourgeonnant.

String avant l’heure ; le short en vint à rétrécir jusqu’à en paraître ridicule à mesure qu’il ne cachait plus rien. D’autant plus risible que la mode passait et que certaines douces exhibitionnistes vieillissaient.

Aujourd’hui, il nous reste bien des souvenirs indélébiles de jeunes fesses, enserrées dans la toile.

"Fesse, queue, doigt, 
advienne que pourra.

Jacques Prévert

Le pantalon taille basse

Puisque sortant de notre sujet nous en sommes aux confidences, je vous ferais partager mon sentiment d’homme sans doute déjà trop vieux pour comprendre.

Longtemps la taille de la demoiselle fut considérée comme le vrai départ de sa fesse, parce que c’est l’endroit où débute la croupe et où se nouent naturellement les vêtements du bas.

Suivant l’époque, la hanche naissait dans ce creux qu’accentuait une ceinture ou un corset La robe puis la jupe marquèrent cette ceinture, Enfin les culottes –entendez par là les pantalons - sont arrivés chez ces dames révolutionnant la silhouette.

Il est vrai que calqué sur ceux des hommes, ces chausses montraient les fesses sous un angle nouveau. Solidement ancrés au-dessus des reins, ils épousaient enfin la face inférieure de ces globes en soulignant un sourire jusque-là préservé par la pudeur des voiles. La hanche s’y arrondissait entièrement jusqu’à pli su genou. L’étoffe suggérait plus qu’il ne montrait les derrières galbés.

En même temps que la révolution sexuelle des années 60, en même temps qu’enfin libérée, elles jetaient leur soutien gorge par-dessus les têtes, les femmes empreintes d’un étrange désir hermaphrodite voulurent adopter la défroque des hommes.

La taille basse venait de conquérir le monde des adolescentes émancipées

Dans la folie de cette dés inhibition, toutes s’insinuèrent avec un bonheur inégal dans des 501 portés large de sorte que la ceinture reposait sur le haut des hanches, plus rares étaient les aguicheuses, qui le portaient trop étroit

Aujourd’hui, loin de ce temps qui semble dérisoire, la taille a perdu tant de centimètres que, comme un nouveau réflexe, femmes et hommes tente vainement dans un geste machinal de remonter un pantalon qui a atteint ses limites. Geste désespéré sans cesse répété qui souligne l’inconfort supporté pour se conformer à la mode

La taille base divise désormais les hanches bien plus bas, trop souvent noyée avec désespoir dans les plis d’une nature trop généreuse que l’on veut oublier.

Heureusement on la retrouve aussi posée avec délicatesse à mi-chemin d’une taille ferme et lumineuse libérant les fossettes des reins et le début d’un sillon vertigineux.

 

Suite...

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Tags : Fesses, Dieu, Best-seller, théorie, citations, raie des fesses, taille basse