II. La fesse dans tous ses ébats |
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Le message subliminal de la raie des fessesVous l'avez remarqué au hasard de vos déplacements, certaines femmes tortillent furieusement du popotin lorsqu'elles marchent et certaines pas... Certaines, pas nécessairement les plus belles, font rouler leurs hanches à chaque pas. D'autres plus timides dépassent à peine un repère qui en dit long… Rares sont les créatures qui admettent ce message clair aux yeux d’une population élevée dans le souvenir de péripatéticiennes qui déambulaient désœuvrées près des gares, roulant du cul, le sac au vent. Le repère auquel je fais allusion est le sillon vertical qui sépare les deux hémisphères. |
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À la lumière d'une longue observation, je peux affirmer que ce phénomène n'est pas simplement lié au volume des fesses en mouvement. En effet, il n'est pas rare de voir côte à côte un petit cul qui balance et un plus gros, beaucoup plus sage. L'ampleur du débattement semble proportionnelle
à plusieurs facteurs cumulés : En effet, la nonchalance et l'abandon donneront, ainsi que l’envie de séduction, un rythme aguicheur qui comme un chuchotement appelle la flatterie d'une main secourable La femme sèche, dite "cul serré" promènera
sa raie triste dans un incognito désolant. |
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Le plaisir que vous aurez à jouir de la compagnie de celle qui n'est encore qu'une inconnue pour vous sera proportionnel à l'invite suggérée par l'ampleur du ballet de ses reins lors de la promenade. Pour vous en convaincre, vous n’aurez de cesse
de le vérifier dans une situation laissant s'exprimer pleinement la
sensualité de l'élue. Par exemple ; devant une bonne table ou
autour d'un dernier verre en évoquant habilement des sujets romantiques
et excitants comme la théorie de la relativité, l’évolution des
fonds de fonds multisupports en euros. Ou encore l’influence de la
controverse entre Gluck et Puccini sur |
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Les caches fessesUn brin d’histoire ; Robe, jupe, culotte, pantalon short, … forment une multitude d’ornements qui se disputent des qualités différentes. Considérons globalement deux grands groupes qui ont chacun leur histoire : les robes et les pantalons 1. La famille des robes dont la forme est simple et intégrale plus récemment raccourcie par le haut pour donner naissance à la jupe. |
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Progressivement elles se sont réduites simultanément par le bas et par l’ampleur, dévoilant inexorablement toujours plus, avant d’en revenir au départ par le pouvoir de la mode... à la simple toile posée sur les épaules. Certaines poussent même le réalisme de ce retour aux sources par l’adoption aujourd’hui très chic de déchirures et d’accrocs artistiques dévoilant le corps du délit. Cette robe a entre-temps couvert à l’excès l’entièreté de la silhouette, jusqu’à en bouleverser les formes niant les arrondis pour en asexuer l’occupante, survivance d’une époque barbare mais non encore révolue où la religion s’opposait au corps et à la tentation. Toutes les cultures ont d’ailleurs adopté ces vêtements ascétiques, les musulmans bien sûr qui savent toujours l’imposer et aussi les bouddhistes, les Catholiques et toutes les nouvelles sectes dans la foulée. Les blouses grises de notre enfance qui gommaient différences sociales et physiques, comme celles de certaines professions en sont sans doute une survivance. Puis vinrent les accessoires, en commençant par une sangle qui ceindra la taille soulignant cette croupe si décriée. Cette corde frustre deviendra lanière et s’élargira jusqu’à contraindre tout le haut du corps pour finir dans l’apothéose d’un corset d’où jailliront dessus et dessous les contours d’un corps dont finalement seuls les appâts seront exaltés. |
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Jusqu’à la suffocation, les gorges pigeonneront en mal de liberté et les fesses seront caricaturées par une débauche de cerceaux et de pelures formant faux cul Libérée de cette guêpière encore chère à certain, le vêtement redevint plus sage, plus fonctionnel. Dégagée du buste, la hauteur des jupes ne cessera de réduire exposant tour à tour, chaussures, chevilles, mollet, genou puis la cuisse toute entière de même que la culotte à l’occasion d’un mouvement calculé. 2. Parallèlement, à ce développement, les bas ont dû suivre le mouvement, passant progressivement de l'utilitaire à l’accessoire, du charmant au pratique et réciproquement, elles ont voulu accompagner la position de l’ourlet. Je suppose que je n’aurais pas évoqué ces protèges extrémités si elles étaient restées à leur place ; au bout des pieds. |
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Mais voilà, dans les années 40 le GI’s triomphants nous ont apporté l’une de leurs extrapolations les plus érotiques de la chaussette ; le bas nylon. Les années 60 les ont rapidement pervertis puisque les bas, perdant leur couture, furent unis à une méchante culotte, formant le collant. Je ne remets pas en causse la praticité de l’ensemble, mais avouez que cette chose, outre son inesthétique redoutable, constitue une nouvelle barrière que l’honnête homme ne pouvait accepter. À l’opposé du développement de la robe et de
ses corollaires, les femmes se sont appropriées les pantalons, bermudas
et autres shorts qui ont un pouvoir évocateur évidemment lié à la
longueur et à leur contact avec le corps. Par nature, ils séparent les jambes, les cuisses et les fesses pour en souligner le galbe. |
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Pour vous convaincre si vous hésitez, citons
simplement quelques duos contre-nature :
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Mais le pire est dans le dos… Plus moche encore que la bretelle, la bande d’agrafes ornée de l’étiquette portant marque et taille présente un spectacle discutable sur les dos nus. Décidément les brassières ne sont pas faites pour être vues de derrière . Et pourtant même en soirée on doit désormais contempler des dos zébrés par une mode affligeante. Et la culotte dans tout ça ?
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Le short de jean bien plus échancré que je ne puis le décrire fut un autre digne symbole d’une liberté et d’une sexualité revendiquée. Ce qui me marque encore dans ce nouveau recyclage apparemment anodin de la toile de Nîmes, c’est ce curieux effet qui fait que sitôt que les jambes des pantalons coupés, l’assise semblait se réduire démesurément pour s’insinuer là où jamais elle n’avait été, découvrant bien plus qu’il ne le voulait.
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String avant l’heure ; le short en vint à rétrécir jusqu’à en paraître ridicule à mesure qu’il ne cachait plus rien. D’autant plus risible que la mode passait et que certaines douces exhibitionnistes vieillissaient. Aujourd’hui, il nous reste bien des souvenirs indélébiles de jeunes fesses, enserrées dans la toile. |
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Longtemps la taille de la demoiselle fut considérée comme le vrai départ de sa fesse, parce que c’est l’endroit où débute la croupe et où se nouent naturellement les vêtements du bas. Suivant l’époque, la hanche naissait dans ce creux qu’accentuait une ceinture ou un corset La robe puis la jupe marquèrent cette ceinture, Enfin les culottes –entendez par là les pantalons - sont arrivés chez ces dames révolutionnant la silhouette. Il est vrai que calqué sur ceux des hommes, ces chausses montraient les fesses sous un angle nouveau. Solidement ancrés au-dessus des reins, ils épousaient enfin la face inférieure de ces globes en soulignant un sourire jusque-là préservé par la pudeur des voiles. La hanche s’y arrondissait entièrement jusqu’à pli su genou. L’étoffe suggérait plus qu’il ne montrait les derrières galbés. En même temps que la révolution sexuelle des années 60, en même temps qu’enfin libérée, elles jetaient leur soutien gorge par-dessus les têtes, les femmes empreintes d’un étrange désir hermaphrodite voulurent adopter la défroque des hommes. La taille basse venait de conquérir le monde des adolescentes émancipées |
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| Dans la folie de cette dés inhibition,
toutes s’insinuèrent avec un bonheur inégal dans des 501 portés
large de sorte que la ceinture reposait sur le haut des hanches, plus
rares étaient les aguicheuses, qui le portaient trop étroit
Aujourd’hui, loin de ce temps qui semble dérisoire, la taille a perdu tant de centimètres que, comme un nouveau réflexe, femmes et hommes tente vainement dans un geste machinal de remonter un pantalon qui a atteint ses limites. Geste désespéré sans cesse répété qui souligne l’inconfort supporté pour se conformer à la mode La taille base divise désormais les hanches bien plus bas, trop souvent noyée avec désespoir dans les plis d’une nature trop généreuse que l’on veut oublier. |
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| Heureusement
on la retrouve aussi posée avec délicatesse à mi-chemin d’une
taille ferme et lumineuse libérant les fossettes des reins et le début
d’un sillon vertigineux.
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Tags : Fesses, Dieu, Best-seller, théorie, citations, raie des fesses, taille basse